SJJBarbados
  2 juin 2015

Du fun et du plaisir pour Simon Jean-Joseph au Rallye de la Barbade !


Deuxièmes à deux petites secondes du vainqueur, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère ont animé la 25e édition du Rallye de la Barbade ! A bord de la Ford Focus RS WRC08 confiée par John Powell, l’équipage double Champion d’Europe a pris beaucoup de plaisir sur les routes de l’île caribéenne.

Evènement majeur du calendrier barbadien, le SOL Rally Barbados débutait dès le 24 mai avec le « King of the Hill », un prologue permettant de déterminer l’ordre de départ du rallye proprement dit. Quatrièmes de ce premier exercice, Simon Jean-Joseph et Jack Boyère retrouvaient avec plaisir le comportement et les performances d’une World Rally Car.

Vendredi dernier, la course débutait avec deux passages dans la super spéciale de Bushy Park. Empruntant le tracé sinueux utilisé en décembre dernier par la Course des Champions, ce chrono n’était pas représentatif de la suite des hostilités.

« Avec une bonne centaine de kilomètres chronométrés pour une vingtaine de spéciales, ce rallye s’apparentait à un sprint », notait Jack Boyère, tout aussi heureux que Simon de l’opportunité offerte par John Powell. « Avec des spéciales de cinq kilomètres en moyenne, il était évident que la moindre seconde perdue serait difficile à rattraper. »

Samedi matin, Simon devait batailler avec des réglages trop durs lors de la première boucle de trois spéciales. Après un passage par l’assistance, le Martiniquais haussait le ton avec de meilleurs chronos. La suite de la journée était pourtant perturbée par quelques soucis de freins et une rampe de phares détachée dans la boucle nocturne !

Samedi soir, à l’issue de l’ES13, Simon pointait au troisième rang, à sept secondes de Jeffrey Panton et Paul Bird. Quatrième, Toni Gardemeister était relégué à plus de trente secondes de la Focus.

Avec une confiance accrue, SJJ haussait son niveau d’attaque le dimanche. Enchaînant les meilleurs temps, il passait Paul Bird avant d’échouer à 2’’1 de la victoire, décrochée par Jeffrey Panton.

« Evidemment, j’aurais préféré gagner comme tout bon compétiteur, mais le bilan de ce rallye est tout à fait positif », déclarait Simon Jean-Joseph après l’arrivée. « Je ne me suis jamais lâché à 100%, parce que je n’avais plus piloté sur asphalte depuis une quinzaine d’années, mais aussi parce que je ne voulais pas risquer d’abîmer la voiture de John. J’ai la satisfaction de ne pas avoir commis la moindre erreur et d’avoir animé la course face à Jeffrey et Paul. Je remercie notre équipe de mécaniciens, qui s’est beaucoup investie pour que nous ayons la meilleure voiture possible, et je salue les Barbadiens pour leur accueil. Il y avait vraiment une ambiance de folie au bord des routes, à tel point que nous entendions le public crier depuis la voiture ! Nous avons pris énormément de plaisir ce week-end et j’espère que je n’attendrai pas quinze autres années avant de revivre cela ! »


Simon Jean-Joseph has great fun in the Barbados Rally!

Simon Jean-Joseph and Jack Boyère finished just two seconds behind the winner after injecting a large dose of excitement into the 25th Barbados Rally. The double European Championship crew really enjoyed themselves on the roads of the Caribbean island at the wheel of the Ford Focus RS WRC08 entrusted to them by John Powell.

The SOL Barbados Rally is THE big event on the island’s calendar. It began on 24th May with the King of the Hill, a prologue that determines the starting order of the rally. Simon Jean-Joseph and Jack Boyère were fourth and they were delighted to rediscover the behaviour and the performance of a World Rally Car.

Last Friday, the rally kicked off with two passages through the Bushy Park super special held on the twisty layout used last December by the Race of Champions, so the times were not representative of the battle to come.

“With around around hundred timed kilometers comprising twenty stages this rally is basically a sprint,” smiled Boyère who was just as delighted as Jean-Joseph by the opportunity given to them by John Powell. “With stages of five kilometers on average, it was obvious that it would be difficult to pull back the slightest second lost.”

On Saturday morning in the first loop of three stages Simon had to cope with a setup that was too hard. After a quick passage through the service park, the man from Martinique upped the pace setting the fastest times. The rest of the day was perturbed by brake problems and a ramp of lights that fell off in the night loop!

On Saturday evening after SS13 Jean-Joseph was in third place seven seconds behind Jeffrey Panton and Paul Bird. Toni Gardmeister in fourth was over 30 seconds behind the Focus.

Jean-Joseph was now feeling more confident and he went pedal to the metal on Sunday. He set a string of fastest times and overtook Paul Bird failing to snatch victory, which went to Patton, by just 2.1 seconds!

“Obviously I’d have preferred to win like any good racer, but overall it’s been a very positive rally,” said Jean-Joseph after the finish. “I didn’t let myself go 100 per cent as I hadn’t raced on tarmac for around fifteen years, and also because I didn’t want to risk damaging John’s car. I’m very satisfied that I didn’t make any mistakes and that I added excitement to the race against Jeffrey and Paul. I’d like to thank our team of mechanics who really made a big effort to give us the best possible car, and I’d also like to thank the Barbadians for their welcome. The ambiance at the side of the roads was really wild to the extent that inside the car we could hear the public shouting! We had great fun this weekend, and I hope that I won’t have to wait another fifteen years to enjoy that experience again!”

SJJ JB
  20 mai 2015

Simon Jean-Joseph au départ du Sol Rally Barbados ! 

Répondant avec plaisir à l’invitation de son ami John Powell, Simon Jean-Joseph participera au 25e Sol Rally Barbados sur une Ford Focus RS WRC 08. Le Martiniquais, bien évidemment accompagné par son copilote Jack Boyère, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de retrouver l’habitacle d’une World Rally Car et d’affronter l’asphalte de l’île caribéenne.

Comme un peu partout dans la Caraïbe, la Barbade vibre avec le sport automobile ! L’île a accueilli quelques évènements d’importance ces dernières années, comme une manche du GRX (le championnat américain de rallycross), qui avait vu s’affronter Ken Block et Lewis Hamilton, ou encore la Course des Champions 2014.

Cette passion locale s’est développée depuis 25 ans avec le Rallye de la Barbade, bien connu pour ses listes des engagés bien garnies. Cette édition anniversaire ne dérogera pas à la règle, puisqu’un triple Champion de France et double Champion d’Europe sera au départ !

« Lorsque John Powell m’a proposé sa Ford Focus RS WRC 08 pour disputer ce rallye, je n’ai pas hésité une seule seconde », explique Simon Jean-Joseph. « C’est une épreuve que je voulais disputer depuis longtemps, mais les calendriers s’accordaient mal avec mes programmes européens. J’étais présent l’an passé en simple spectateur et j’avais été charmé par l’ambiance et la ferveur du public. Je suis donc très heureux de revenir au volant d’une WRC. Ca va être fun ! »

Le fun, c’est ce qui semble prédominer dans l’organisation du Sol Rally Barbados. Ce dimanche 24 mai, les hostilités débuteront avec le ‘King of the Hill’. Une course de côte de 5 km, à parcourir quatre fois. Le meilleur chrono de chaque pilote est retenu, et sert à déterminer l’ordre de départ du rallye en lui-même.

« Ce sera une bonne occasion de prendre la voiture en mains », poursuit Simon. « Je n’ai plus roulé sur l’asphalte depuis 2008. Et au volant d’une quatre roues motrices, c’est encore plus lointain, peut-être 2001 ! C’est dire si j’aborde cette participation avec humilité. Heureusement, je pourrai compter sur Jack Boyère dans le baquet de droite. Lui non plus n’a pas hésité quand je l’ai appelé pour lui faire part de cette opportunité ! »

La semaine suivante, les reconnaissances précéderont le départ du rallye, donné vendredi soir avec deux passages dans la super spéciale de Bushy Park. Samedi et dimanche, la course s’étalera sur deux étapes et 120 km chronométrés.

« Le parcours est hyper rapide et l’épreuve s’annonce comme un sprint incessant. Le revêtement est constitué d’un asphalte assez ancien et bosselé. Il faudra être prudent avec les multiples chicanes installées pour casser la vitesse des voitures dans les longues lignes droites », détaille encore SJJ. « Face aux spécialistes locaux qui connaissent le parcours par cœur, je ne sais absolument pas où je me situerai. Mais je sais déjà que je vais prendre beaucoup de plaisir avec la Focus de John. Le moteur turbo de 300 ch, la boite séquentielle avec les palettes au volant, les quatre roues motrices : c’est vraiment le top pour un pilote ! »

Plus d’infos sur le site officiel de l’épreuve : www.rallybarbados.bb


Simon Jean-Joseph to enter the Sol Rally Barbados!

Answering with pleasure to the invitation of his friend John Powell, Simon Jean-Joseph will take part in the 25th edition of the Sol Rally Barbados in a Ford Focus RS WRC 08. The Martinique native, accompanied by co-driver Jack Boyère, is thrilled about the idea of returning to the cockpit of a World Rally Car and battle on the asphalt of the Caribbean island.

Like pretty much everywhere else in the Caribbean, Barbados is a motor racing destination. The island has hosted a few important events over the past few years, like, for example, a round of the GRX (the American Rally-Cross Championship), where Ken Block took on Lewis Hamilton, and the 2014 Race of Champions.

This local enthusiasm has developed over the past 25 years with the Barbados Rally, well-known for its stoutly furnished entry list. This Silver Anniversary edition continues the tradition with the participation of the three-time French and double European champion!

“When John Powell offered me his Ford Focus WRC 28 to compete in the rally, I didn’t hesitate a second“, explains Simon Jean-Joseph. “It is a rally that I have wanted to do for a longtime, but there has always been a schedule clash with my European programmes. I was on hand last year as a spectator and I was won over by the atmosphere and the fervor of the public. I am thus very happy to return at the wheel of a WRC car. It will be fun! “

Fun seems to be what is predominate in the organization of the Sol Rally Barbados. This Sunday May 24, the action gets underway with the 5km hill climb ‘King of the Hill’ race, to be run four times. The best time of each driver will be counted and will determine the start order of the rally itself.

“It will be a good occasion to get my hands on the car“, continues Simon. “I haven’t run on asphalt since 2008. And it has been even longer with a four-wheel drive, maybe 2001! I am approaching this participation with humility. Happily, I can count on Jack Boyère in the passenger seat. He didn’t hesitate either when I called for him to be part of this opportunity”.

The following week, the pre-rally reconnaissance will be done on Friday evening with two runs on the Bushy Park super special. Saturday and Sunday, the rally will be run over two stages and 120 timed kilometres.

“The route is ultra-fast and the event looks like it will be a flat-out sprint. The surface is rather old and bumpy. I’ll have to be careful with the many chicanes set up to slow the cars down on the long straight sections”, details SJJ. “Against the local specialists who know the route like the back of their hand, I have no idea where I will be. But I already know that I am going to have a lot of fun with John’s Focus. The 300hp, turbo engine, the sequential gearbox with paddle shifters, four-wheel drive: it is really outstanding for a driver! “

More information on the official site: www.rallybarbados.bb

Alphonse Jean-Joseph
  7 août 2013

Hommage à Alphonse

24 juin 1960 -­ 7 août 1983

Ce 7 août 1983 promet d’être une belle fête en Martinique. Les nombreux passionnés de sport automobile se pressent pour assister au Grand Prix de la Martinique. Une course comme on n’en fait plus, et c’est sans doute tant mieux.

Plutôt habitués à disputer des rallyes ou des courses de côte, les pilotes vont affronter seuls à bord un circuit au tracé très rapide, qui emprunte des morceaux de routes nationales et départementales.

Pilote bourré de talent, Alphonse Jean-Joseph figure parmi les favoris de l’épreuve. Pour mettre toutes les chances de son côté, il a choisi de piloter une Porsche, bichonnée par Louis Meznarie, un des meilleurs préparateurs de 911 de l’époque.

Mais rien ne se passe comme prévu. Alors qu’il est en bagarre pour la tête, Alphonse perd le contrôle de sa voiture, qui vient s’encastrer dans un « ponceau ». Les normes de sécurité sont plus que sommaires et aucune protection ne vient absorber l’énergie avant le choc. La voiture s’embrase aussitôt.

Âgé de 14 ans, Simon Jean-Joseph est venu pour supporter son grand frère. Le drame se produit sous ses yeux impuissants. Malgré l’évidence, il ne peut, il ne veut pas croire à la pire des issues. Jusqu’à l’annonce de la terrible nouvelle, il espère en vain un miracle.

Trente ans plus tard, le souvenir de ce moment des plus douloureux est intact : « Nous partagions la passion du sport automobile tous ensemble, avec mon père Serge et mon frère Alphonse. Il était forcément mon idole et je n’ai pas choisi de faire du sport automobile pour le venger. Cette volonté était déjà solidement ancrée en moi. J’ai abordé ma carrière de façon totalement différente, avec l’objectif de devenir pilote professionnel. Malgré l’opposition farouche­ et légitime ­ de mes parents, j’ai réussi à trouver le moyen de disputer mes premières courses et à gravir les échelons. Je n’ai quasiment jamais parlé de ce moment tragique, cependant trente ans plus tard, il me semblait qu’il fallait rendre cet hommage à Alphonse. Le temps a passé, mais son souvenir reste intact. Je pense souvent à lui, et trente ans après, le 7 août reste un jour vraiment spécial. »

RALLYE  ALSACE VOSGES 2003 :Frederic Le Floc'h
  10 mai 2013

Deux coqs dans la même basse-cour…

Vous avez sans doute un avis sur le déroulement du récent Grand Prix de Malaisie. Souvenez-vous : les deux Red Bull sont en tête, Mark Webber devant Sebastian Vettel. L’équipe demande à ses pilotes de figer les positions. Vettel accepte, avant d’attaquer et de passer Webber. Bonjour l’ambiance au sein de l’équipe à l’arrivée…

Vous comprenez peut-être le comportement de Vettel, triple Champion du Monde en titre qui estime qu’il n’a pas à se contenter d’une deuxième place. Vous soutenez peut-être Webber, qui s’est montré totalement loyal vis-à-vis de son équipe. Dans l’absolu, vous êtes certainement contre les consignes d’équipe, qui vont finalement à l’encontre du sport.

Je n’aime pas cela non plus, car ce n’est jamais juste de demander à des compétiteurs de cesser le combat. Mais c’est un mal nécessaire dans le sport professionnel, tant les enjeux et les intérêts sont importants.

Au cours de ma carrière, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de vivre ce genre de situation. Mais cela me rappelle un épisode de la saison 2003. Je disputais le Championnat de France Super 1600 avec le Clio Team. J’avais pour équipier Brice Tirabassi, qui avait remporté le titre 2002 avec Oreca, équipe en charge du programme Renault pour cette nouvelle saison. Tout avait bien commencé pour moi. J’avais remporté les deux premières courses, le Rallye Lyon-Charbonnières et le Terre de l’Auxerrois.

Le troisième rendez-vous était le Rallye Alsace-Vosges. Nous nous étions bagarrés avec Brice tout au long des deux premières journées. Hugues de Chaunac avait alors décidé de figer les positions pour assurer le doublé, ce que nous avions tous deux accepté. Le dimanche, j’ai eu un problème technique qui m’a fait perdre un peu de temps et Brice est passé devant. L’équipe nous a demandé de reprendre nos positions, mais mon équipier a continué à attaquer et il a gagné. Autant vous dire que, là aussi, l’ambiance était plutôt glaciale sur le podium…

D’un côté, Brice avait ‘raison’. Si je gagnais les trois premiers rallyes, il pouvait faire une croix sur le titre et il aurait dû se mettre à mon service jusqu’à la fin de la saison. Mais d’un autre côté, il aurait clairement dû exprimer son désaccord. C’est par exemple ce qu’a fait Sébastien Loeb au Rallye du Mexique 2011, quand on lui demandait de rester derrière Sébastien Ogier.

Comme je le dis souvent, ‘la parole de l’homme vaut l’homme’. J’ai toujours mis un point d’honneur à respecter mes engagements et c’est la raison pour laquelle j’ai été très mécontent après cet épisode. Une équipe de course fonctionne comme une entreprise. Il y a un patron, une hiérarchie et il faut la respecter. Mais ce n’est pas toujours facile – voir possible – pour ceux qui ont des tempéraments de ‘winners’. En s’effaçant trop longtemps, des pilotes aussi talentueux que Dani Sordo ou Rubens Barrichello sont peut-être passés à côté de grandes carrières…

Hugues de Chaunac et Gilles Lallement ont déployé des trésors de diplomatie pour tenter de recoller les morceaux entre Brice et moi, mais les tensions ne se sont jamais apaisées. Il est toujours difficile de faire cohabiter deux coqs dans la même basse-cour ! La bagarre s’est poursuivie et j’ai été titré à l’issue du Rallye du Var. Quant à Brice, il a quitté l’équipe pour relever d’autres défis. Tout aussi ambitieux et rapide, Nicolas Bernardi a pris sa place en 2004. A nouveau, nous avons dû appliquer des consignes pour assurer des bons résultats au Clio Team. Mais cette fois, tout s’est bien passé. Comme quoi, c’est possible !

Et vous, comprenez-vous qu’on puisse désobéir aux consignes ? N’hésitez pas, poursuivez la discussion en commentant ce billet sur mon site ou sur ma page Facebook. Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle chronique !

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  4 avril 2013

Je préfère le plancher des vaches !

Partis de Brest il y a un peu plus de deux semaines, les navigateurs de la Transat Bretagne-Martinique auront bientôt le port de Fort-de-France en vue. Comme beaucoup de monde, je me suis pris de passion pour cette course. Au-delà du courage et du travail de préparation nécessaires, il faut aussi une dose de folie pour affronter l’océan dans de telles conditions. J’ai plus particulièrement suivi la progression de notre compatriote Eric Baray, qui n’aura malheureusement pas connu une grande réussite cette année. Courage, souhaitons-lui plus de réussite pour la prochaine édition !

La voile est un sport qui me fascine. Mais pour tout vous dire, c’est surtout de la crainte que je ressens. Il y a une quinzaine d’années, j’avais eu la chance de naviguer avec Laurent Bourgnon, qui venait de remporter la Route du Rhum. J’avais été impressionné par le très haut niveau de technologie du bateau et par les vitesses atteintes avec peu de vent. C’était une expérience enrichissante, mais de là à rêver de traverser l’Atlantique sur une coque de matériaux composites… Je crois que l’éternel impatient que je suis aurait du mal à accepter d’être tributaire d’éléments immaitrisables.

Quand on nait sur une île, le bateau est pourtant un moyen de transport presque naturel. Mais je reste très humble face aux éléments. J’ai d’ailleurs une anecdote qui m’a marqué pour toujours. Je devais avoir cinq ou six ans, et j’étais parti avec mes parents pour une balade en mer. Le capitaine ne m’inspirait pas confiance, je le trouvais terrifiant avec sa grosse barbe ! Toujours est-il que le bateau a eu un problème de gouvernail, puis une panne de moteur. Sans radio, nous avons dérivé pendant plusieurs heures et nous devons notre salut à un pêcheur qui passait par là en fin de journée. Je ne souhaite l’expérience à personne…

Pour mes lointains ancêtres, la traversée de l’Atlantique est synonyme de souvenirs bien plus douloureux. Plus près de nous, mes parents sont toujours émerveillés lorsqu’ils évoquent les croisières effectuées à bord des paquebots Colombie ou France. Il fallait une dizaine de jours pour rallier l’Europe, mais il s’agissait d’un moyen de transport sûr et agréable, au contraire de la voie des airs. Survenu le 1er août 1948, l’accident d’un hydravion Latécoère parti de Fort-de-France avait dissuadé bien des passagers potentiels…

Puis le transport aérien s’est enfin démocratisé avec l’entrée en service de la Caravelle, bien avant l’A380 !

Tout comme je ne suis pas à l’aise sur un bateau, je n’aime guère prendre l’avion. Peut-être est-ce lié à un autre souvenir d’enfance, moins effrayant toutefois. A l’époque, on nous donnait au pied de l’avion un petit ‘doggy bag’ contenant une nourriture peu appétissante. Il fallait ensuite pique-niquer dans l’avion : je vous laisse imaginer le carnage et l’état de la cabine après le vol !

Plus sérieusement, c’est encore la sensation de ne pas maîtriser la machine que je n’aime pas. Il y a peu de chances pour que vous me trouviez assis à côté d’un hublot, je préfère être au milieu des autres passagers pour oublier que je suis en l’air. Je peux vous le dire : je préfère le plancher des vaches, sur deux pieds ou quatre roues !

Et vous, vous êtes plutôt bateau, avion ou auto ? Vous avez des souvenirs de voyages à me raconter ? N’hésitez pas, commentez ce billet sur mon site ou sur ma page Facebook. Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle chronique !

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